Votre enfant de 18 mois dormait enfin paisiblement. Les nuits étaient stables, les siestes prévisibles. Et soudain, tout explose : “NON !” retentit à chaque proposition de coucher, les réveils nocturnes reprennent de plus belle, il refuse catégoriquement d’aller se coucher alors qu’il tombe littéralement de fatigue. Les pleurs sont plus intenses, les crises de colère monumentales.
Bienvenue dans la régression du sommeil des 18 mois, souvent considérée comme la plus difficile à gérer pour les parents. Pourquoi ? Parce qu’à cet âge se cumulent trois tempêtes simultanées : les premiers “NON !” systématiques (terrible twos qui démarrent), les poussées dentaires les plus douloureuses (canines + molaires), et une deuxième vague d’angoisse de séparation plus consciente qu’à 8 mois.
Ce cocktail explosif transforme votre enfant en petit tyran épuisé qui lutte contre le sommeil avec une énergie désespérée. Ce guide vous explique pourquoi cette régression est si intense, combien de temps elle dure, et surtout : comment tenir le cap sans céder sur tout ni perdre votre santé mentale.
Sommaire interactif
- Qu’est-ce que la régression des 18 mois ?
- Les 3 tempêtes simultanées
- Les signes spécifiques
- Combien de temps ça dure ?
- Solutions concrètes
- Les erreurs fatales
- Témoignages de parents
- FAQ complète
TL;DR (Résumé express – 2 minutes)
La régression des 18 mois en 5 points :
1️⃣ Triple cumul : Opposition (“NON !”) + Dents douloureuses (canines/molaires) + Angoisse séparation phase 2
2️⃣ Durée : 3-6 semaines en moyenne (parfois jusqu’à 8 semaines si cumul intense)
3️⃣ Spécificité : Dimension disciplinaire absente des régressions précédentes (volonté propre vs limites)
4️⃣ Actions prioritaires :
- Maintenir les limites fermement (avec bienveillance)
- Soulager les dents (paracétamol si besoin)
- Donner illusion du choix (“Quel pyjama ? Quelle histoire ?”)
5️⃣ Erreur fatale : Céder sur tout par épuisement = créer des habitudes qui persisteront des mois
Vous êtes pressé ? Voici les 3 actions immédiates : ✅ Avancer le coucher de 30 min (enfant sur-fatigué = plus d’opposition) ✅ Donner paracétamol si dents douloureuses (après avis pédiatre) ✅ Illusion du choix : “Tu veux te brosser les dents avant ou après le pyjama ?”
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Qu’est-ce que la régression du sommeil à 18 mois ?
Une régression pas comme les autres
La régression des 18 mois se distingue radicalement de toutes les précédentes (4, 8, 12, 15 mois) par une particularité majeure : c’est la première où l’enfant CHOISIT activement de résister au sommeil.
Ce qui change fondamentalement :
- À 4 mois : maturation neurologique subie
- À 8 mois : angoisse émotionnelle subie
- À 12 mois : acquisition motrice subie
- À 18 mois : OPPOSITION VOLONTAIRE choisie
La différence cruciale : Votre enfant sait qu’il est fatigué, comprend que c’est l’heure du dodo, MAIS décide consciemment de dire “NON !” pour tester son pouvoir sur vous et sur le monde.
Le cocktail explosif des 18 mois
| Facteur | Impact sur le sommeil | Intensité |
|---|---|---|
| Opposition systématique | Refus catégorique du coucher | ⚡⚡⚡⚡⚡ |
| Canines + Molaires | Douleur intense nocturne | ⚡⚡⚡⚡⚡ |
| Angoisse séparation phase 2 | Peur consciente de perdre parent | ⚡⚡⚡⚡ |
| Imagination explosive | Cauchemars, peurs nocturnes | ⚡⚡⚡ |
| Transition sieste | Passage 2 → 1 sieste | ⚡⚡⚡ |
Résultat : La régression la plus longue (3-6 semaines minimum) ET la plus épuisante émotionnellement pour les parents.
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Les 3 tempêtes simultanées qui bouleversent le sommeil
1. La crise des “Terrible Twos” : l’opposition systématique
Qu’est-ce que c’est ?
Les “terrible twos” (les terribles 2 ans) démarrent souvent dès 15-18 mois et atteignent leur pic vers 2-2,5 ans. C’est la phase où votre enfant découvre qu’il a une volonté propre distincte de la vôtre et qu’il peut l’exercer en disant “NON !”.
Le terme “terrible twos” désigne la période où les tout-petits commencent à affirmer leur indépendance et à tester les limites, souvent caractérisée par des crises de colère fréquentes et de l’opposition.
Pourquoi ça impacte le sommeil ?
Votre enfant teste méthodiquement jusqu’où il peut pousser ses limites :
- “Et si je refuse d’aller au lit ?”
- “Et si je crie assez fort, vont-ils céder ?”
- “Et si je demande 10 verres d’eau, un par un ?”
Manifestations typiques au coucher :
- “NON !” hurlé dès que vous mentionnez le mot “dodo”
- Négociations infinies : “Encore une histoire, encore un câlin, encore un bisou…”
- Se lève du lit 15 fois de suite
- Jette son doudou/sa tétine délibérément hors du lit
- Demandes incessantes : eau, pipi, caca, j’ai mal, j’ai peur…
Le paradoxe cruel : Plus votre enfant est fatigué, plus il s’oppose violemment au sommeil. La sur-fatigue génère du cortisol (hormone du stress) qui le rend encore PLUS incapable de se calmer.
Pourquoi c’est si difficile pour les parents ?
Contrairement aux régressions précédentes où vous pouviez rassurer, câliner, accompagner, ici vous devez tenir fermement des limites face à un petit être en pleine crise. C’est épuisant émotionnellement et génère une culpabilité intense.
2. Les poussées dentaires les plus douloureuses : canines + premières molaires
Qu’est-ce qui pousse à 18 mois ?
Entre 16 et 22 mois, votre enfant subit deux types de poussées dentaires simultanées, les plus douloureuses de toute la dentition de lait :
Les 4 canines (“dents pointues”) :
- Canines supérieures : 16-22 mois
- Canines inférieures : 16-23 mois
- Dents pointues qui percent difficilement la gencive
- Douleur aiguë et localisée
Les 4 premières molaires (“grosses dents du fond”) :
- Molaires supérieures : 13-19 mois
- Molaires inférieures : 14-18 mois
- Surface de mastication large = surface de douleur large
- Poussée plus longue (plusieurs jours à 2 semaines par dent)
Pourquoi c’est pire que les incisives ?
Pour les molaires et canines, cela se manifeste généralement davantage : bébé est grognon, s’énerve facilement, pleure, fait des colères
Symptômes spécifiques :
- Joues rouges (parfois gonflées)
- Hypersalivation intense
- Besoin irrépressible de mordiller (objets durs, vos doigts, tout)
- Fesses rouges et irritées (acidité des selles)
- Refus alimentaire (mâcher fait mal)
- Douleur maximale la nuit : position allongée = afflux sanguin vers la tête = pression accrue dans les gencives
Surélever la tête de son lit peut être utile pour limiter l’afflux de sang vers la tête, ce qui peut intensifier les douleurs
Impact direct sur le sommeil :
- Réveils nocturnes avec pleurs de douleur (pas juste inconfort)
- Impossible de se rendormir sans soulagement
- Peut se réveiller toutes les heures pendant une poussée intense
- Siestes compromises par la douleur
3. L’angoisse de séparation phase 2 : plus consciente, plus élaborée
En quoi est-elle différente de celle des 8 mois ?
À 8 mois, l’angoisse de séparation était instinctive : “Maman part, où est-elle ? Va-t-elle revenir ?”
À 18 mois, elle devient consciente et anticipée :
- Votre enfant comprend mieux le concept de séparation
- Il anticipe le moment où vous allez partir
- Il a une mémoire plus développée des séparations antérieures
- Il peut imaginer des scénarios (“Et si maman ne revenait pas ?”)
L’angoisse de séparation est une étape normale du développement psychologique des enfants qui survient entre 18-24 mois
Manifestations spécifiques à 18 mois :
Au coucher :
- Pleure dès le début du rituel (anticipe la séparation)
- S’accroche physiquement à vous
- “Reste avec moi, maman/papa !”
- Panique si vous vous dirigez vers la porte
En journée :
- Vous suit de pièce en pièce (même aux toilettes)
- Panique si vous sortez de son champ de vision
- Refuse d’aller dans les bras des autres (même grands-parents)
Comportements régressifs : L’angoisse de séparation peut entraîner un comportement régressif, comme le retour à des comportements plus infantiles tels que la succion du pouce, l’utilisation de couches, ou le besoin accru d’être nourri ou bercé
La double peine : Angoisse de séparation + Opposition = conflit interne terrible chez l’enfant :
- Il veut être autonome (“Je fais tout seul !”)
- Mais il a peur de vous perdre (“Reste avec moi !”)
- Ce conflit génère des crises émotionnelles explosives
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Les signes spécifiques de la régression des 18 mois
Symptômes nocturnes
Au moment du coucher :
- Opposition violente : “NON DODO !” crié avec conviction
- Négociations sans fin : “Encore 5 minutes, encore une histoire, encore…”
- Sorties répétées du lit : se lève 5, 10, 15 fois
- Demandes incessantes : eau, pipi, caca, mal au ventre, peur…
- Pleurs de rage (pas de tristesse) quand vous maintenez la limite
- Crises de colère épiques pouvant durer 30-45 minutes
Pendant la nuit :
- Réveils nocturnes multiples (3-6 fois)
- Pleurs de douleur (dents) ET pleurs d’opposition mêlés
- Nuits fractionnées : éveillé 1-2h en pleine nuit, veut jouer
- Réclame votre lit (“Je veux dormir avec toi !”)
- Cauchemars et terreurs nocturnes (imagination qui s’emballe)
Réveil matinal :
- Très précoce (5h-5h30) et grognon
- Ou au contraire très tardif (9h) par épuisement accumulé
Symptômes diurnes
Siestes :
- Refus catégorique : “Non, pas dodo !”
- Combat épique pour l’endormissement (1h de bataille)
- Sieste très courte (30 min) ou très longue (3h+ par compensation)
- Transition chaotique 2 siestes → 1 sieste
Comportement général :
- Irritabilité extrême : pleure pour un rien
- Crises de colère fréquentes (5-10 par jour)
- Fatigue visible : frotte ses yeux, bâille, trébuche
- Hyperactivité paradoxale : sur-stimulation par sur-fatigue
- Opposition systématique : “Non !” à tout
- Difficulté de concentration : ne tient plus en place
- Régression comportementale : veut le biberon, la tétine, être porté comme un bébé
Signes physiques (dents) :
- Joues rouges permanentes
- Bave constamment
- Mordille tout (jouets, doigts, meubles)
- Refus de certains aliments (mâcher = douleur)
- Main dans la bouche en permanence
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Combien de temps dure la régression des 18 mois ?
Durée habituelle : 3 à 8 semaines
La régression des 18 mois est la plus longue de toutes les régressions.
La régression du sommeil 18 mois dure généralement entre 2 et 6 semaines
Cette phase peut durer de 3 à 6 semaines
Fourchette détaillée selon les profils :
2-3 semaines (cas légers – 20% des enfants) :
- Opposition modérée
- Une seule poussée dentaire à la fois
- Pas de changement environnemental majeur
- Parents qui tiennent fermement le cadre dès le début
4-6 semaines (durée moyenne – 60% des enfants) :
- Opposition marquée mais gérable
- Canines ET molaires simultanées
- Angoisse de séparation modérée
- Ajustement progressif des parents
6-8 semaines (cas intenses – 20% des enfants) :
- Opposition extrême (crises de 1h+)
- Poussées dentaires très douloureuses
- Angoisse de séparation majeure
- Cumul avec changement majeur (déménagement, nouvel enfant, entrée en crèche)
- Parents qui cèdent puis reprennent puis recèdent (incohérence)
Plus de 8 semaines = ce n’est plus une régression
Au-delà de 2 mois, on bascule dans un conditionnement comportemental ou un trouble du sommeil nécessitant accompagnement professionnel.
Pourquoi cette régression dure-t-elle plus longtemps ?
1. Dimension comportementale volontaire : Votre enfant ne “subit” pas passivement comme à 4 mois. Il choisit activement de s’opposer. Tant qu’il perçoit un bénéfice (votre attention, céder sur certaines choses), il continue.
2. Poussées dentaires successives : Les 8 dents (4 canines + 4 molaires) ne sortent pas toutes en même temps. Elles s’étalent sur 2-4 mois, créant des vagues de douleur répétées.
3. Installation de mauvaises habitudes : Si vous cédez la première semaine (cododo improvisé, biberon nocturne à nouveau, endormissement dans les bras…), votre enfant intègre ces nouvelles conditions. Il faudra ensuite 2-3 semaines supplémentaires pour les défaire.
4. Épuisement parental : Votre fatigue accumulée diminue votre capacité à tenir fermement le cadre. L’incohérence qui en découle prolonge la régression.
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Solutions concrètes : comment gérer cette triple tempête
1. Soulager les dents EN PRIORITÉ
Tant que votre enfant a mal, rien ne fonctionnera. C’est la base.
Solutions autorisées et efficaces :
Soulagement mécanique (journée) :
- Anneaux de dentition réfrigérés (pas congelés)
- Aliments froids à mâcher : concombre, carotte cuite refroidie, pomme froide
- Massage des gencives avec doigt propre (pression ferme)
- Compresse froide humide à mordiller
Soulagement médicamenteux (nuit) : Vous pouvez lui donner un antidouleur pour l’apaiser comme du paracétamol
Protocole paracétamol (APRÈS avis pédiatre) :
- Dose adaptée au poids
- 30 minutes AVANT le coucher
- Permet de passer la nuit sans douleur aiguë
- Ne pas utiliser plus de 3 nuits consécutives sans réévaluation
Surélévation de la tête : Surélever la tête de son lit peut être utile pour limiter l’afflux de sang vers la tête, ce qui peut intensifier les douleurs
IMPORTANT : Mettez un coussin/oreiller SOUS le matelas, jamais dans le lit (risque d’étouffement).
Ce qu’il NE faut PAS faire :
- ❌ Gels anesthésiants à la lidocaïne (dangereux avant 2 ans)
- ❌ Collier d’ambre la nuit (risque d’étranglement)
- ❌ Biscuits de dentition sucrés au coucher (caries)
2. Tenir le cadre fermement (avec bienveillance)
Le principe fondamental :
À 18 mois, les enfants commencent à tester les limites et à rechercher l’indépendance
Votre enfant teste pour savoir si vous êtes un pilier solide sur lequel il peut s’appuyer. Céder = augmenter son anxiété (“Mes parents ne sont pas assez forts pour me protéger”).
Stratégies anti-opposition :
L’illusion du choix (technique #1) : Donnez-lui l’impression de contrôler sans céder sur l’essentiel.
Exemples concrets :
- “Tu veux aller au lit maintenant ou dans 2 minutes ?” (résultat identique)
- “Quel pyjama tu choisis ? Le bleu ou le rouge ?”
- “Tu préfères quelle histoire ce soir ?”
- “Tu montes les escaliers tout seul ou dans mes bras ?”
- “Tu te brosses les dents avant ou après le pyjama ?”
La fermeté bienveillante (technique #2) :
Structure du message :
- Validation de l’émotion : “Je vois que tu es fâché, tu ne veux pas dormir”
- Maintien de la limite : “Mais c’est l’heure de dormir, on ne négocie pas”
- Accompagnement : “Je reste avec toi 2 minutes pour t’apaiser, puis je sors”
Exemple concret : Enfant : “NON DODO ! ENCORE JOUER !” Parent : “Je comprends que tu aimes jouer. C’est difficile d’arrêter quand on s’amuse. Mais ton corps a besoin de dormir pour grandir. C’est l’heure du dodo. Viens, on va lire une histoire.”
Le compte à rebours visuel (technique #3) :
- Utilisez un Time Timer ou horloge visuelle
- “Quand le rouge disparaît, c’est l’heure du dodo”
- Prévient les négociations infinies
- L’enfant voit le temps s’écouler
La cohérence parentale (technique #4) : CRUCIAL : Les deux parents doivent tenir le MÊME discours.
Si papa cède et maman tient bon → l’enfant apprend à manipuler et la régression dure 2 fois plus longtemps.
Réunion de crise parents :
- Asseyez-vous ensemble EN DEHORS des moments de crise
- Définissez 3-5 limites NON-NÉGOCIABLES (“On ne sort pas du lit”, “Un seul verre d’eau”, “Pas de cododo”)
- Tenez-vous-y TOUS LES DEUX, CHAQUE SOIR
3. Gérer les sorties répétées du lit
Le protocole “retour silencieux au lit” :
C’est épuisant, mais ça fonctionne en 3-5 jours si vous tenez bon.
Étapes :
Sortie 1 :
- Raccompagnez au lit calmement
- Phrase courte : “C’est l’heure de dormir, on reste au lit”
- Un bisou
- Sortez
Sorties 2-5 :
- Raccompagnez SANS PARLER
- Recouchez
- Sortez immédiatement
- Aucune interaction
Sorties 6+ :
- Même protocole
- Zéro contact visuel
- Efficacité robotique
Pourquoi ça marche ? Votre enfant cherche votre attention. Si chaque sortie génère zéro interaction intéressante, il abandonne.
Combien de sorties ?
- Nuit 1 : 15-30 fois (oui, c’est l’enfer)
- Nuit 2 : 10-20 fois
- Nuit 3 : 5-10 fois
- Nuit 4-5 : 2-5 fois
- Nuit 6+ : Abandon
Astuce : Alternez avec l’autre parent toutes les 5 sorties pour ne pas craquer.
4. Apaiser l’angoisse de séparation (phase 2)
Stratégies spécifiques à 18 mois :
Rituel du coucher allongé (30-40 min) :
Étape 1 : Annonce progressive (5 min avant) : “Dans 5 minutes, on commence le rituel du dodo”
Étape 2 : Bain/toilette (10 min) : Moment calme, lumière tamisée
Étape 3 : Pyjama + brossage es dents (5 min) : Donnez illusion du choix (“Quel pyjama ?”)
Étape 4 : Histoire dans le lit (10 min) : Toujours la même si possible (prévisibilité rassurante)
Étape 5 : Câlin prolongé (5 min) : Contact physique sécurisant
Étape 6 : Verbalisation de la permanence (2 min) : “Maman va dans sa chambre. Maman reste à la maison. Maman revient demain matin quand le soleil se lève.”
Étape 7 : Séparation progressive :
- Ne partez PAS brutalement
- Asseyez-vous au bord du lit 2-3 min
- Puis sur la chaise près du lit
- Puis près de la porte
- Puis sortez
Objet transitionnel renforcé :
À 18 mois, votre enfant comprend mieux les symboles.
Options efficaces :
- Photo de vous plastifiée dans son lit
- Votre T-shirt imprégné de votre odeur
- Foulard/écharpe que vous portez
- Doudou principal (si pas déjà investi)
- Veilleuse projection d’images apaisantes
Jeux de séparation en journée :
Même si c’est la deuxième vague d’angoisse, les jeux fonctionnent toujours :
- Coucou-caché répété 10-15 fois/jour
- Au revoir/bonjour en quittant les pièces
- Partir-revenir : “Maman va chercher quelque chose dans la cuisine, je reviens dans 10 secondes” → respectez TOUJOURS votre promesse
5. Maintenir la routine sans faille
La routine = votre ancre dans la tempête.
Même si votre enfant s’oppose violemment, ne changez jamais l’ordre ou les étapes.
Routine type 18 mois (40 minutes) :
18h30 : Annonce ("Dans 30 min, c'est le dodo")
18h45 : Fin des activités stimulantes
19h00 : Bain/toilette (10 min)
19h10 : Pyjama (avec illusion du choix)
19h15 : Brossage dents (timer visuel)
19h20 : Histoire dans le lit (lumière déjà tamisée)
19h30 : Câlin + phrase rituelle
19h35 : Séparation progressive
19h40 : Sortie de la chambre
Les 3 règles d’or de la routine :
- Toujours les mêmes étapes dans le même ordre
- Toujours les mêmes mots (phrase rituelle identique chaque soir)
- Toujours les deux parents appliquent la même routine
Erreur fréquente : Rallonger la routine à 1h-1h30 en espérant que l’enfant finira par s’endormir.
Résultat : Il apprend que s’opposer = prolonger le temps avec vous = bénéfice.
Solution : Maintenez 30-40 minutes MAX. Puis sortez même si pleurs.
6. Adapter les horaires et fenêtres d’éveil
Fenêtres d’éveil à 18 mois :
Avec 1 sieste unique (majorité à cet âge) :
- Réveil → Sieste : 5h-5h30
- Sieste → Coucher : 5h-5h30
Planning type :
7h00 : Réveil
12h00-14h00 : Sieste (2h)
19h00-19h30 : Coucher
Total sommeil : 13h (11h nuit + 2h sieste)
Ajustement en cas de sur-fatigue :
Si votre enfant est systématiquement épuisé et s’oppose violemment :
- Avancez le coucher de 30 min temporairement (19h au lieu de 19h30)
- Rallongez légèrement la sieste (2h30 max)
- Réduisez les stimulations en fin de journée
Le piège de la sur-fatigue : Un enfant sur-fatigué produit du cortisol (hormone du stress) qui empêche l’endormissement ET augmente l’opposition.
Signes de sur-fatigue :
- Hyperactivité soudaine vers 18h
- Crises de colère amplifiées
- Yeux rouges, frottements constants
- “Second souffle” qui dure jusqu’à 21h-22h
Solution : Couchez PLUS TÔT (contre-intuitif mais efficace).
Afficher plus
12:10
- Gérer la transition 2 siestes → 1 sieste
Beaucoup d’enfants font cette transition entre 15 et 20 mois, pile pendant la régression.
Signes qu’il est temps :
- Refuse systématiquement une des 2 siestes
- Met 45 min+ à s’endormir pour une sieste
- Se couche après 20h30 le soir à cause d’une sieste tardive
- Dort moins de 30 min pour l’une des siestes
Transition progressive (sur 2-3 semaines) :
Semaine 1 :
- Décalez la sieste du matin de 30 min plus tard chaque jour
- Maintenez la sieste de l’après-midi
- Avancez le coucher de 30 min
Semaine 2 :
- Continuez à repousser la sieste du matin jusqu’à atteindre 12h-12h30
- Supprimez progressivement la sieste de l’après-midi
- Proposez un temps calme en fin d’après-midi si besoin (lecture, activité tranquille)
- Gardez le coucher avancé (vers 19h-19h30) pour compenser la fatigue
Semaine 3 :
- Stabilisez l’unique sieste entre 12h30 et 13h pour une durée de 2 à 3 heures
- Rétablissez progressivement l’horaire de coucher habituel si l’enfant n’est plus surmené
- Soyez flexible : certains jours, votre enfant peut encore avoir besoin de 2 siestes courtes
Points importants selon les experts :
Selon l’American Academy of Sleep Medicine, cette transition est très individuelle et peut prendre plusieurs semaines. Il est normal d’observer des jours « à 2 siestes » et d’autres « à 1 sieste » pendant cette période d’adaptation.
Les pédiatres recommandent de ne pas forcer la transition trop tôt : un enfant qui passe à 1 sieste avant 15 mois risque d’accumuler une dette de sommeil importante. L’idéal est d’attendre que les signes soient présents depuis au moins 2 semaines consécutives.
La National Sleep Foundation souligne l’importance de maintenir une régularité : même si la sieste unique semble courte au début (1h30), elle s’allongera naturellement en quelques semaines pour atteindre 2-3 heures.
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