Votre bébé de 8 mois dormait paisiblement depuis plusieurs semaines. Les nuits étaient enfin réparatrices, les siestes régulières. Et puis, sans prévenir, tout bascule : pleurs inconsolables au coucher, réveils nocturnes à répétition, refus catégorique que vous quittiez la chambre. Pire encore, il se met à hurler dès qu’il ne vous voit plus, même en pleine journée.
Bienvenue dans la régression du sommeil des 8 mois, intimement liée à l’angoisse de séparation. Cette période, aussi éprouvante qu’elle soit pour toute la famille, marque une étape développementale majeure : votre bébé prend conscience qu’il est une personne distincte de vous. Et cette découverte existentielle génère une anxiété profonde qui perturbe son sommeil de façon spectaculaire.
Ce guide vous explique pourquoi l’angoisse de séparation bouleverse autant le sommeil de votre bébé à 8 mois, comment la reconnaître, et surtout : comment accompagner votre enfant à travers cette tempête émotionnelle sans créer de mauvaises habitudes qui persisteront des mois.
Qu’est-ce que la régression du sommeil à 8 mois ?
Une régression pas comme les autres
La régression du sommeil des 8 mois se distingue radicalement des autres régressions (4 mois, 15 mois, 18 mois) par une particularité majeure : elle est avant tout émotionnelle et relationnelle, pas seulement neurologique ou motrice.
Ce qui la rend unique :
- Elle ne découle pas d’une maturation du sommeil (comme à 4 mois)
- Elle n’est pas principalement liée à un apprentissage moteur (comme à 12 mois avec la marche)
- Elle est déclenchée par une révolution psycho-affective : la conscience de la séparation
L’anxiété de séparation débute typiquement vers 8 mois, atteint son intensité maximale entre 10 et 18 mois, et disparaît généralement à 24 mois.
Régression + angoisse de séparation : le cocktail explosif
| Aspect | Régression du sommeil classique | Régression des 8 mois |
|---|---|---|
| Cause principale | Maturation neurologique, acquisition motrice | Angoisse de séparation (conscience d’être distinct) |
| Symptôme dominant | Réveils cycliques, siestes courtes | Pleurs intenses à la séparation jour ET nuit |
| Moment critique | Entre les cycles de sommeil | Au coucher et à chaque réveil nocturne |
| Besoin du bébé | Apprendre à enchaîner les cycles | Réassurance constante de votre présence |
| Durée | 2-4 semaines | 3-6 semaines (plus longue car émotionnelle) |
| Comportement diurne | Fatigue, irritabilité normale | Collage intensif, panique quand vous disparaissez |
Point crucial : L’angoisse de séparation peut perturber le sommeil si elle se manifeste alors que vous venez de coucher votre enfant et vous apprêtez à partir.
Quand survient la régression des 8 mois exactement ?
Fenêtre d’apparition : entre 7 et 10 mois
La régression sommeil bébé à 8 mois se produit généralement entre 7 et 10 mois, avec un pic fréquent autour de 8 mois.
Âges typiques selon les sources :
- 6-7 mois : Prémices de l’angoisse de séparation précoce
- 8-9 mois : Pic d’intensité maximale
- 10 mois : Prolongation possible si facteurs aggravants (entrée en crèche, changements)
Le concept controversé de “l’angoisse du 8ème mois”
Vous avez probablement entendu parler de “l’angoisse du 8ème mois” comme d’une étape universelle et incontournable. La réalité est plus nuancée.
Cette “angoisse des 8 mois” a vu le jour dans les années 1940, sur la base des longues observations que René Spitz a fait des bébés. Si cette théorie était novatrice pour l’époque, elle paraît aujourd’hui dépassée.
Ce que dit la science moderne :
- Le terme “angoisse” est peut-être trop fort
- Tous les bébés ne vivent pas cette phase avec la même intensité
- Ce n’est pas forcément à 8 mois pile (peut survenir entre 6 et 10 mois)
- L’enfant entre dans une phase d’individuation : votre bébé comprend qu’il est une personne à part entière et que ses parents sont distincts de lui
Mais un phénomène bien réel : Même si le cadre théorique évolue, les parents et professionnels constatent quasi-universellement un changement comportemental marqué autour de cet âge, qui perturbe effectivement le sommeil.
Pourquoi l’angoisse de séparation bouleverse-t-elle autant le sommeil ?
1. La découverte existentielle : “Je suis une personne séparée”
Vers 8 mois, votre bébé traverse une révolution cognitive majeure : il prend conscience qu’il existe en tant qu’individu distinct de vous.
Ce qui se passe dans son cerveau :
- Avant : “Maman et moi sommes une seule et même entité”
- Après 8 mois : “Maman est une personne différente de moi”
La conséquence terrifiante pour lui : Si maman est distincte de moi, cela signifie qu’elle peut partir sans moi. Cette découverte génère une peur primitive d’abandon.
L’anxiété de séparation se produit lorsque les nourrissons commencent à comprendre qu’ils sont une personne distincte de leur soignant, mais qu’ils n’ont pas encore maîtrisé le concept de permanence de l’objet.
2. La permanence de l’objet : comprendre sans maîtriser
Entre 6 et 9 mois, votre bébé acquiert progressivement le concept de permanence de l’objet : l’idée que quelque chose continue d’exister même quand il ne le voit plus.
Le paradoxe qui génère l’angoisse :
- Il commence à comprendre que vous existez même quand il ne vous voit pas
- MAIS il ne maîtrise pas encore totalement ce concept
- Résultat : Lorsque les nourrissons sont séparés de la principale personne qui leur fournit les soins, ils ne comprennent pas que cette dernière reviendra
Impact direct sur le sommeil : Quand vous quittez la chambre après le coucher, votre bébé panique : “Maman part… Va-t-elle revenir ? Quand ? Et si elle ne revient jamais ?”
Chaque réveil nocturne devient une vérification anxieuse : “Maman est-elle toujours là ? Je dois m’assurer qu’elle n’est pas partie pour toujours.”
3. La peur de l’étranger : le monde devient menaçant
Parallèlement à l’angoisse de séparation apparaît la peur de l’étranger (ou peur du visage inconnu).
Ce qui change :
- Avant 8 mois : bébé souriait à tout le monde
- Après 8 mois : Il s’inquiète lorsqu’il découvre un visage inconnu, se met à surveiller vos gestes et à avoir peur que vous partiez sans lui
Lien avec le sommeil : Le monde devient soudainement plus anxiogène. Votre bébé a besoin de vous, spécifiquement, pour se sentir en sécurité. Toute personne autre que vous (ou le parent principal) est potentiellement menaçante.
Résultat : il refuse catégoriquement de s’endormir avec quelqu’un d’autre, ou même seul dans son lit.
4. L’explosion motrice simultanée : trop de stimulation
À 8 mois, votre bébé développe simultanément des compétences motrices explosives qui ajoutent à la perturbation :
Nouvelles acquisitions motrices vers 8 mois :
- Se tenir assis seul sans appui
- Ramper ou se déplacer (4-pattes, roulades, reptation)
- Se hisser debout en s’agrippant aux meubles
- Transférer des objets d’une main à l’autre
- Pince pouce-index pour saisir de petits objets
À cet âge, la plupart des bébés acquièrent une motricité globale, comme ramper, se mettre debout ou se déplacer entre les meubles.
Impact sur le sommeil :
- Le cerveau “répète” ces mouvements pendant le sommeil
- Votre bébé peut se retrouver debout dans son lit sans savoir comment se recoucher
- L’excitation de ces découvertes retarde l’endormissement
- Besoin impérieux de pratiquer, même à 3h du matin
5. Le développement du langage : frustration de ne pas pouvoir exprimer
Le langage explose également vers 8 mois :
- Babillage élaboré (“ba-ba”, “ma-ma”, “pa-pa”)
- Compréhension de mots simples
- Tentatives de communication intentionnelle
La frustration qui en découle : Votre bébé comprend de plus en plus, veut communiquer son anxiété, mais ne peut pas verbaliser : “Maman, j’ai peur que tu partes, reste avec moi !”
Cette frustration communicationnelle amplifie l’anxiété et les pleurs.
6. Le stress avant le coucher : le cortisol ennemi du sommeil
Chez tous les individus, le stress augmente le taux de cortisol. Cette hormone permet de lutter contre la fatigue afin de survivre et d’être prêt à fuir ou combattre un danger. On comprend bien alors que tout stress avant le sommeil sera néfaste pour l’endormissement de votre enfant.
Le cercle vicieux :
- Bébé anticipe la séparation du coucher → stress
- Cortisol augmente → empêche l’endormissement
- Bébé lutte contre le sommeil → pleure intensément
- Parents interviennent → bébé se calme momentanément
- Dès que parents partent → le cycle recommence
Les signes spécifiques de la régression des 8 mois
Symptômes émotionnels et comportementaux (spécifiques à 8 mois)
Au moment du coucher :
- Pleurs intenses et inconsolables dès que vous mentionnez le mot “dodo”
- Cramponnement physique : s’agrippe à vous, refuse d’être posé
- Escalade émotionnelle : commence par des gémissements, monte en cris désespérés
- Vérifications constantes : tourne la tête pour vérifier que vous êtes toujours là
- Refus catégorique d’être couché par quiconque sauf VOUS (parent principal)
Pendant la nuit :
- Réveils fréquents (toutes les 1-2h) avec appel immédiat
- Pleurs paniqués : pas de simples gémissements, vraie détresse
- Besoin impérieux de contact : doit vous voir/toucher pour se rendormir
- Impossible de se rendormir seul même s’il en était capable avant
En journée (symptômes révélateurs) :
- “Collage” intensif : vous suit partout, panique si vous quittez la pièce
- Il se met à pleurer lorsqu’il ne vous voit plus, quand vous le laissez seul dans une pièce ou en présence d’une personne qu’il ne connaît pas ou peu
- Refus d’aller dans les bras d’autrui : même grands-parents, nounou familière
- Surveillance constante de vos déplacements
- Réaction disproportionnée quand vous allez aux toilettes seul
Symptômes physiques du sommeil
Siestes perturbées :
- Durée normale MAIS endormissement très long (30-45 min de pleurs)
- Ou siestes ultra-courtes (20-30 min) si anxiété trop forte
- Refus total de la sieste si pas dans vos bras
Nuits hachées :
- Endormissement initial très difficile (1h de bataille)
- Réveils systématiques toutes les 1-2 heures
- Parfois nuits fractionnées : réveillé 2-3h en pleine nuit, complètement alerte
Régression dans l’autonomie :
- S’endormait seul avant → réclame impérativement votre présence maintenant
- Dormait dans son lit → veut absolument le cododo
- Faisait des nuits de 8-10h → retour aux 3-4 réveils nocturnes
Combien de temps dure la régression des 8 mois ?
Durée habituelle : 3 à 6 semaines
La régression du sommeil à 8 mois dure généralement de 2 à 6 semaines. Certains ne connaissent cette phase que pendant quelques jours, tandis que d’autres luttent pendant des semaines.
Fourchette détaillée :
- 10-15 jours : Bébés résilients, parents qui gèrent très bien
- 3-4 semaines : Durée moyenne la plus fréquente
- 5-6 semaines : Si cumul de facteurs (crèche, dents, maladie)
- Plus de 2 mois : Alerte, ce n’est plus une régression, consultez
Pourquoi elle dure plus longtemps que les autres ?
Parce qu’elle est émotionnelle, pas juste neurologique :
- Une maturation cérébrale (4 mois) s’installe en 2-3 semaines
- Une acquisition motrice (12 mois) se consolide en 2-4 semaines
- Une sécurité affective (8 mois) nécessite 4-6 semaines de réassurance constante
Facteurs qui prolongent la régression
Événements aggravants :
- Entrée en crèche/changement de mode de garde vers 8-9 mois
- Retour au travail d’un parent
- Déménagement ou gros changement familial
- Maladie ou hospitalisation
- Poussées dentaires simultanées (molaires précoces)
- Voyage avec décalage horaire
L’angoisse de séparation peut se prolonger jusqu’à l’âge de 18 mois. Elle diminue ensuite petit à petit. Parfois, les premières réactions observées vers 8 mois disparaissent et reviennent par périodes.
Solutions concrètes pour accompagner l’angoisse de séparation
1. Rassurer en journée pour apaiser les nuits
Le principe fondamental : Parce que vous passerez des temps de qualité avec votre enfant, alors il aura la capacité de se séparer et d’aller dormir sereinement.
Temps de qualité à multiplier (4-5 fois/jour) :
Matin (avant séparation de la journée) :
- 15-20 minutes de jeu au sol, face à face
- Câlin prolongé, contact physique sécurisant
- Verbalisation : “Maman part travailler, mais ce soir on se retrouve”
Milieu de matinée :
- Si vous êtes présent : moment de lecture, chansons
- Si absent : temps de qualité avec la personne qui garde
Début d’après-midi (avant sieste) :
- Rituel pré-sieste de 10 minutes
- Câlin, berceuse, réassurance
Retrouvailles (fin de journée) :
- 20-30 minutes EXCLUSIVES avec bébé (pas de téléphone, pas de cuisine)
- Accueil chaleureux, contact physique prolongé
- Jeu libre au sol, portage si besoin
Avant coucher du soir :
- Rituel étendu de 30-40 minutes (au lieu de 20)
- Bain, massage, histoire, câlins multiples
Objectif : Remplir le “réservoir affectif” de votre bébé pour qu’il ait les ressources internes pour accepter la séparation nocturne.
2. Les jeux de séparation en journée : entraînement à la confiance
Le jeu du coucou-caché : Jouez à cache-cache (derrière vos mains ou un objet simple) ! Les bébés adorent ça et ils découvrent ainsi que l’on peut disparaître et réapparaître tout en étant toujours là.
Progression :
- Niveau 1 : Cache-cache avec les mains sur votre visage
- Niveau 2 : Vous cachez derrière une porte, réapparaissez immédiatement
- Niveau 3 : Quittez la pièce 10 secondes, revenez en appelant
- Niveau 4 : Quittez la pièce 30 secondes, continuez à parler depuis l’autre pièce
Le jeu “au revoir/bonjour” :
- Dites “au revoir” en partant dans une autre pièce
- Revenez 5 secondes après en disant “Bonjour, me revoilà !”
- Répétez 10-15 fois (les bébés adorent la répétition)
- Allongez progressivement le temps d’absence
Effet : Votre bébé intègre que partir = toujours revenir. Cela construit la confiance nécessaire pour accepter la séparation nocturne.
3. L’objet transitionnel : votre présence symbolique
Vers l’âge de 8 mois, votre bébé va, très souvent mais pas toujours, investir un « doudou ». Ça peut être un objet doux comme une peluche, une couverture, un ruban, et il va y trouver un réconfort à se promener avec partout où il va !
Comment introduire un objet transitionnel efficace :
Le doudou imprégné de votre odeur :
- Choisissez un petit tissu doux (lange, mouchoir en tissu)
- Portez-le dans votre soutien-gorge ou contre votre peau 24-48h
- Placez-le dans le lit de bébé à chaque sieste/nuit
- Laissez-le explorer, sentir, câliner cet objet
Le foulard/écharpe :
- Encore mieux qu’un doudou neutre
- Impregné de votre parfum/odeur
- Bébé peut le tenir pendant l’endormissement
Votre vêtement :
- T-shirt que vous avez porté toute la journée
- Placé près de sa tête (sous le drap-housse pour éviter risque d’étouffement)
- Lui donne l’illusion de votre présence
Photo des parents :
- À partir de 8-9 mois, bébé reconnaît les visages sur photo
- Photo plastifiée visible depuis son lit
- “Papa et Maman sont là, même quand tu dors”
4. Adapter le rituel du coucher à l’angoisse de séparation
Rituel classique (avant 8 mois) : 15-20 minutes Rituel adapté (pendant la régression) : 30-40 minutes
Structure du rituel étendu :
1. Transition progressive (5 min) :
- Baissez toutes les lumières de la maison dès 18h30
- Annoncez : “Dans 15 minutes, on commence le rituel du dodo”
- Activités calmes uniquement
2. Bain apaisant (10 min) :
- Eau tiède, pas chaude
- Lumière tamisée dans la salle de bain
- Parlez doucement, chantez
3. Massage/contact physique (5-10 min) :
- Huile de massage tiède
- Mouvements lents, pression ferme et rassurante
- Verbalisez : “Je prends soin de toi, tu es en sécurité”
4. Histoire dans la chambre (5-10 min) :
- Chambre déjà sombre (lumière très faible)
- Histoire courte, voix apaisante
- Toujours la même si possible (prévisibilité rassurante)
5. Câlin prolongé dans le lit (5 min) :
- Allongez-vous avec lui quelques minutes
- Caresses, berceuse chantée
- Contact physique apaisant
6. Séparation progressive (nouvelle étape cruciale) :
- Ne partez PAS brutalement
- Asseyez-vous au bord du lit, main sur son corps
- Chuchotez des mots apaisants
- Diminuez progressivement le contact (main → juste présence)
- Reculez votre chaise de 50cm chaque soir
- Objectif : être près de la porte au bout de 1-2 semaines
7. Phrase rituelle immuable : “Bonne nuit mon amour, maman/papa est juste à côté, à demain matin. Je t’aime.”
Répétez EXACTEMENT les mêmes mots chaque soir.
5. Gérer les réveils nocturnes sans créer de dépendance
Le dilemme du parent :
- Intervenir trop vite = bébé ne développe pas sa capacité d’auto-apaisement
- Intervenir trop tard = anxiété augmente, cortisol monte, impossible de se rendormir
Protocole de réponse graduelle :
Réveil 1 (première fois de la nuit) :
- Minute 1 : Écoutez. Pleure-t-il vraiment ou râle-t-il en se rendormant ?
- Minute 2 : Si pleurs augmentent, appelez depuis votre chambre : “Maman est là, tout va bien, rendors-toi”
- Minute 3 : Si pleurs persistent, allez voir
- Entrez dans la chambre, mais NE PAS sortir du lit immédiatement
- Main apaisante sur le dos/ventre
- Voix douce : “Chhhht, tout va bien, maman est là”
- Restez 2-3 minutes
- Si se calme : sortez
- Si pleurs reprennent dès que vous partez : restez 5 minutes supplémentaires
Réveils suivants (2ème, 3ème, 4ème de la nuit) :
- Même protocole MAIS temps de réponse légèrement allongé
- Attendez 3-4 minutes avant d’intervenir
- Objectif : lui laisser une chance de se rendormir seul
Si pleurs intenses et inconsolables :
- Prenez-le dans vos bras
- Calmez-le complètement
- Mais reposez-le éveillé (pas endormi profond)
- Restez à côté jusqu’à réendormissement
Ce qu’il NE faut PAS faire :
- ❌ Le sortir du lit systématiquement à chaque réveil
- ❌ Le nourrir (sein/biberon) s’il n’a pas faim (pas besoin nutritionnel la nuit à 8 mois)
- ❌ L’emmener dans votre lit si ce n’était pas votre choix initial
- ❌ Allumer toutes les lumières et jouer (confusion jour/nuit)
6. Maintenir le cadre malgré l’anxiété
Le paradoxe : Votre bébé a besoin de limites claires pour se sentir en sécurité, même (surtout !) pendant cette période anxieuse.
Mon conseil est de maintenir l’attitude que vous aviez avant l’arrivée de cette phase d’angoisse. De cette façon, vous montrez à votre bébé que c’est sans danger et que cela fait partie de la vie.
Ce que ça signifie concrètement :
✅ Gardez les mêmes horaires de coucher/lever/siestes ✅ Maintenez le même lieu de sommeil (son lit, pas le vôtre) ✅ Répétez le même rituel chaque soir ✅ Restez cohérent entre les deux parents
❌ Ne changez pas radicalement d’approche chaque nuit ❌ N’abandonnez pas l’endormissement autonome s’il était acquis ❌ Ne cédez pas sur tout par culpabilité
L’équilibre à trouver :
- Soyez plus présent (rituel plus long, réponses plus rapides)
- MAIS maintenez la structure (horaires, lieu, rituel)
7. Accompagner la transition de 3 à 2 siestes
Vers 8 mois, beaucoup de bébés passent de 3 à 2 siestes. Cette transition, combinée à l’angoisse de séparation, complique tout.
Signes qu’il est temps de passer à 2 siestes :
- Refuse systématiquement une des 3 siestes
- Met plus de 30 minutes à s’endormir pour certaines siestes
- Dort moins de 30 minutes pour l’une d’elles
- Se couche trop tard le soir (après 20h30) à cause de la 3ème sieste
Transition progressive (sur 2 semaines) :
Semaine 1 :
- Décalez la sieste du matin de 30 minutes plus tard (ex : 9h30 au lieu de 9h)
- Réduisez la 3ème sieste à 20-30 minutes max
- Avancez le coucher du soir de 30 minutes
Semaine 2 :
- Supprimez complètement la 3ème sieste
- 2 siestes : matin (9h30-11h) et après-midi (13h30-15h30)
- Coucher à 19h-19h30 (plus tôt pour compenser)
Fenêtres d’éveil à 8 mois (avec 2 siestes) :
- Réveil → Sieste 1 : 2h30-3h
- Sieste 1 → Sieste 2 : 3h-3h30
- Sieste 2 → Coucher : 3h30-4h
Les erreurs fatales à éviter
❌ Céder à toutes les demandes par culpabilité
L’erreur : “Mon bébé souffre d’angoisse, je ne peux pas le laisser pleurer, je cède sur tout.”
Résultat :
- Cododo improvisé alors que ce n’était pas votre choix
- Tétées/biberons nocturnes à chaque réveil
- Endormissement uniquement dans les bras en marchant
- Abandon de toute routine
Pourquoi c’est contre-productif : Vous créez de nouvelles associations dont il sera impossible de se défaire après la régression. Votre bébé de 12-15 mois réclamera encore ces conditions pour dormir.
L’alternative : Soyez plus présent (réponses rapides, rituel plus long) MAIS maintenez la structure (lit, horaires, routine).
❌ Ignorer complètement les pleurs
L’erreur inverse : “C’est juste une phase, je ne change rien, il va s’habituer.”
Résultat :
- Pleurs qui durent 1h+
- Cortisol qui monte en flèche
- Traumatisme de la séparation
- Anxiété qui empire au lieu de diminuer
Pourquoi c’est destructeur : L’enfant doit avoir mangé et dormi avant que les parents le laissent (parce que l’anxiété de séparation peut être plus intense quand un enfant a faim ou est fatigué)
L’alternative : Répondez rapidement pour rassurer, mais sans créer de dépendance. Présence > intervention systématique.
❌ Introduire des béquilles d’endormissement nouvelles
L’erreur : Par épuisement, vous créez de nouvelles associations qui deviendront des habitudes ancrées.
Exemples typiques :
- Endormir au sein/biberon alors qu’il ne le faisait plus
- Bercer pendant 45 minutes jusqu’à sommeil profond
- Promenade en poussette à 2h du matin
- Laisser regarder des vidéos pour se calmer
Le piège : Ces solutions fonctionnent SUR LE MOMENT mais créent une dépendance que vous devrez défaire plus tard, souvent avec encore plus de pleurs.
L’alternative : Utilisez des méthodes de réconfort qui n’empêchent pas l’endormissement autonome : voix apaisante, main sur le dos, présence silencieuse.
❌ Comparer avec les autres bébés
L’erreur : “Le bébé de ma sœur a 8 mois et ne fait pas d’angoisse de séparation, qu’est-ce que j’ai fait de mal ?”
La réalité :
- L’intensité de l’angoisse de séparation varie énormément selon le tempérament
- Certains bébés la vivent très discrètement
- D’autres l’expriment de façon explosive
- Ce n’est PAS votre faute
L’alternative : Acceptez le tempérament unique de votre enfant et adaptez votre accompagnement à SES besoins.
❌ Partir en cachette pour “éviter la crise”
L’erreur MAJEURE : Quitter la chambre/la maison en douce pendant que bébé est distrait, pour éviter les pleurs de séparation.
Pourquoi c’est catastrophique :
- Bébé découvre votre absence sans prévenir → panique
- Il perd confiance : “Maman peut disparaître à tout moment sans que je le sache”
- L’anxiété augmente au lieu de diminuer
- Il devient hypervigilant : surveille vos moindres gestes
L’alternative : TOUJOURS prévenir, même si ça déclenche des pleurs :
- “Maman va dans la cuisine, je reviens dans 2 minutes”
- Partez visiblement
- Revenez comme promis
- Répétez jusqu’à ce qu’il intègre : partir = toujours revenir
Cas particuliers et situations complexes
Régression des 8 mois + entrée en crèche
C’est le cocktail le plus explosif. Beaucoup d’enfants entrent en crèche entre 8 et 10 mois, pile au moment de l’angoisse de séparation maximale.
Signes d’alerte :
- Bébé qui dormait bien en crèche → refuse soudainement les siestes
- Pleurs intensifs au moment du départ le matin
- Nuits complètement déstructurées à la maison
Solutions :
Semaine 1-2 (adaptation) :
- Restez à la crèche avec lui plus longtemps que prévu
- Prolongez l’adaptation si possible (3 semaines au lieu de 2)
- Rituels de séparation courts mais répétitifs : câlin, bisou, “à ce soir”
À la maison :
- Doublez le temps de qualité le soir (1h dédiée uniquement à bébé)
- Rituel du coucher allongé à 45 minutes
- Week-ends : restaurez la sécurité affective (portage, câlins prolongés)
Avec la crèche :
- Objet transitionnel qui fait l’aller-retour maison-crèche
- Photo de vous qu’il peut regarder
- Demandez à l’équipe de verbaliser : “Maman revient ce soir”
Mon bébé ne fait l’angoisse qu’avec moi, pas avec papa
Très fréquent et douloureux pour le parent “rejeté”.
Explications :
- Bébé s’attache en priorité au parent principal (celui qui passe le plus de temps)
- L’angoisse de séparation se manifeste avec LA personne dont la perte serait la plus menaçante
- Ce n’est pas que papa est “nul”, c’est que vous êtes la figure d’attachement primaire
Solutions :
Équilibrer progressivement :
- Papa prend en charge 1 coucher/semaine, puis 2, puis 3
- Papa gère 1 réveil nocturne sur 2
- Papa fait le rituel du matin
Présence du parent “rejeté” en journée :
- Moments exclusifs papa-bébé (bain, promenade)
- Sans intervention de maman même si bébé pleure
Patience : En quelques semaines, bébé acceptera progressivement les deux parents. Ne forcez pas brutalement.
Angoisse de séparation diurne mais pas nocturne (ou l’inverse)
Deux profils :
Profil 1 : Angoisse diurne uniquement
- Collage intensif en journée
- MAIS dort bien la nuit seul dans son lit
→ L’obscurité et la fatigue “éteignent” temporairement l’anxiété → Profitez-en ! Maintenez les bonnes conditions nocturnes → Travaillez la séparation en journée avec les jeux
Profil 2 : Dort bien en journée mais nuits catastrophiques
- Siestes parfaites
- Nuits hachées avec pleurs intenses
→ La nuit = moment de vulnérabilité maximale → Allongez le rituel du coucher → Présence accrue pendant les réveils nocturnes → Veilleuse + bruit blanc pour rassurer
Régression qui persiste au-delà de 2 mois
Si au-delà de 8 semaines sans amélioration :
Ce n’est probablement plus une simple régression. Consultez pour éliminer :
- Trouble anxieux nécessitant accompagnement psy
- Reflux gastro-œsophagien (RGO) qui réapparaît
- Apnées du sommeil obstructives
- Allergie alimentaire (PLV, gluten)
- Problème ORL (otites à répétition)
Professionnels à consulter :
- Pédiatre (bilan médical complet)
- Psychologue spécialisé petite enfance
- Consultante sommeil certifiée
- Ostéopathe (tensions corporelles)
Témoignages : ils ont traversé l’angoisse de séparation
Témoignage 1 : Marine, maman de Léa (8 mois)
“À 7 mois et demi, Léa s’est transformée. Elle hurlait dès que je quittais son champ de vision, même pour aller aux toilettes. Les nuits sont devenues un enfer : 6-7 réveils, pleurs désespérés. J’ai craqué. Une puéricultrice m’a conseillé de jouer au coucou-caché toute la journée. Au début, je trouvais ça ridicule. Mais au bout de 10 jours, Léa commençait à rire quand je partais/revenais. Et progressivement, les nuits se sont apaisées. En 5 semaines, retour à 2 réveils max. La clé : lui prouver que partir = toujours revenir.”
Témoignage 2 : David, papa de Noah (9 mois)
“Noah ne voulait QUE sa mère. Si j’essayais de le coucher, cris de panique. Ma femme s’épuisait. On a décidé que je prendrais en charge 1 coucher sur 3, même si Noah pleurait. Les 2 premières semaines ont été dures. Mais j’ai tenu le cap avec le même rituel : bain, histoire, câlin. Aujourd’hui à 11 mois, Noah s’endort aussi bien avec moi qu’avec sa mère. Il a compris qu’on est tous les deux des figures sécurisantes.”
Témoignage 3 : Sophie, maman de Théo (8 mois)
“Théo est entré en crèche pile à 8 mois. Double peine : angoisse de séparation + nouveau lieu. Les 3 premières semaines ont été l’enfer. Pleurs au moment du départ, refus des siestes à la crèche, nuits hachées à la maison. La directrice m’a conseillé de prolonger l’adaptation à 4 semaines au lieu de 2. J’ai aussi instauré un rituel du soir de 45 minutes, juste nous deux, sans téléphone. Au bout de 6 semaines, Théo a trouvé ses marques. Aujourd’hui à 10 mois, il dort bien à la crèche ET à la maison.”
FAQ : vos questions sur la régression des 8 mois
L’angoisse de séparation est-elle vraiment universelle ?
Non, pas avec la même intensité. Environ 70-80% des bébés manifestent une angoisse de séparation visible, mais 20-30% la vivent de façon très discrète.
Facteurs influençant l’intensité :
- Tempérament : bébés très sensibles > forte anxiété
- Attachement sécure : paradoxalement, les bébés bien attachés peuvent manifester plus d’anxiété car plus conscients de la séparation
- Environnement : changements multiples = anxiété accrue
- Ordre de naissance : premiers-nés souvent plus anxieux
Peut-elle survenir avant 8 mois ou après 10 mois ?
Oui, absolument.
- 6-7 mois : Certains bébés précoces
- 8-9 mois : Pic d’intensité maximale (majorité)
- 10-12 mois : Prolongation ou apparition tardive
- Retours vers 15-18 mois : Deuxième vague possible
L’angoisse de séparation peut se prolonger jusqu’à l’âge de 18 mois, diminue ensuite petit à petit, et parfois réapparaît par périodes.
Mon bébé faisait déjà ses nuits, va-t-il régresser ?
Probablement oui, temporairement.
Même les bébés qui dormaient parfaitement peuvent connaître des perturbations pendant l’angoisse de séparation car c’est émotionnel, pas comportemental.
Ce qui peut arriver :
- Réveils nocturnes qui réapparaissent
- Difficulté d’endormissement au coucher
- Besoin accru de présence parentale
Mais bonne nouvelle : Si les bases du sommeil autonome étaient solides avant, elles se restaureront plus rapidement (2-3 semaines vs 6 semaines).
Le cododo aggrave-t-il l’angoisse de séparation ?
Non, c’est un mythe.
Le cododo ne cause ni n’aggrave l’angoisse de séparation. C’est une étape développementale qui survient quel que soit le mode de sommeil.
Par contre :
- Le cododo peut soulager temporairement l’anxiété nocturne
- Si vous ne pratiquiez pas le cododo avant, l’introduire maintenant peut créer une dépendance difficile à défaire après
Recommandation : Si cododo sécuritaire = votre choix initial → continuez Si pas votre choix → maintenez le sommeil dans son lit, mais augmentez votre présence
Faut-il arrêter d’aller travailler pendant cette période ?
Non, mais aménagez si possible.
Arrêter de travailler n’est ni nécessaire ni forcément bénéfique (votre bébé doit apprendre la séparation).
Aménagements possibles :
- Télétravail 1-2 jours/semaine si possible
- Horaires aménagés (partir plus tard le matin, arriver plus tôt le soir)
- Semaine de 4 jours si envisageable
- Déjeuners à la maison pour voir bébé en milieu de journée
Compensation : Si impossible d’aménager, doublez le temps de qualité matin et soir.
Les méthodes type “5-10-15” (Ferber) sont-elles adaptées ?
NON, absolument pas pendant l’angoisse de séparation.
La méthode Ferber (vérifications à intervalles croissants) repose sur l’idée que bébé doit apprendre à se calmer seul. Mais pendant l’angoisse de séparation :
- Ses pleurs expriment une détresse réelle, pas un caprice
- Le laisser pleurer sans réponse renforce son sentiment d’abandon
- Cela peut créer un traumatisme de la séparation
Alternative : Méthodes de présence décroissante (chair method) : vous restez présent mais diminuez progressivement votre intervention.
Mon bébé dort bien chez la nounou mais pas à la maison
Très fréquent et frustrant.
Explications :
- Avec vous = sécurité maximale = peut exprimer toute son anxiété
- Chez la nounou = doit se “tenir” = régule ses émotions différemment
- Environnement différent = associations différentes
Ce que ça signifie : Votre bébé se sent suffisamment en sécurité avec vous pour montrer sa vulnérabilité. C’est un signe d’attachement sain.
Solution : Reproduisez à l’identique le rituel et les conditions de la nounou à la maison.
Combien d’heures de sommeil à 8 mois ?
Total sur 24h : 13-15 heures (incluant siestes et nuit)
Répartition typique :
- Nuit : 10-12 heures (avec 0-2 réveils pour certains)
- Siestes : 2-3 heures réparties en 2-3 siestes
Exemples de planning :
Avec 2 siestes (majoritaire à 8 mois) :
- Réveil : 7h
- Sieste 1 : 9h30-11h (1h30)
- Sieste 2 : 13h30-15h30 (2h)
- Coucher : 19h-19h30
- Total : 14h
Pendant la régression : Le sommeil total peut chuter à 11-12h temporairement (sur-fatigue).
Ressources et soutien professionnel
Organismes de référence
En France :
- Santé Publique France
- Ameli.fr : fiches sur l’angoisse de séparation
- HAS
- PMI locale : consultations gratuites
Soutien parental :
- Allô Parents Bébé : 0 800 00 3456 (gratuit, 24h/24)
- Fil Santé Jeunes : 0 800 235 236
- Groupes de parole en PMI
Ressources internationales
- American Academy of Pediatrics
- Sleep Foundation
- NHS UK
- Zero to Three : développement 0-3 ans
Professionnels à consulter
- Consultante en sommeil certifiée
- Psychologue spécialisé petite enfance (si anxiété majeure)
- Puéricultrice PMI
- Pédiatre
Ce qu’il faut retenir : votre plan d’action
La régression des 8 mois en 5 points clés
1️⃣ C’est avant tout émotionnel : angoisse de séparation > perturbation du sommeil
2️⃣ Ça dure 3-6 semaines mais peut revenir par vagues jusqu’à 18 mois
3️⃣ Rassurez en journée pour apaiser les nuits : temps de qualité + jeux de séparation
4️⃣ Maintenez le cadre (horaires, lieu, routine) MAIS augmentez la présence
5️⃣ Ne partez jamais en cachette : toujours prévenir, même si pleurs
Votre feuille de route pour les 6 semaines
Semaine 1-2 : Remplir le réservoir affectif
- ✅ 4-5 temps de qualité/jour (15-20 min chacun)
- ✅ Allonger le rituel du coucher à 30-40 min
- ✅ Introduire objet transitionnel (doudou + votre odeur)
Semaine 3-4 : Jeux de séparation
- ✅ Coucou-caché répété 10-15 fois/jour
- ✅ Au revoir/bonjour en quittant les pièces
- ✅ Partir toujours en prévenant (jamais en cachette)
Semaine 5-6 : Présence décroissante
- ✅ Assis au bord du lit au lieu d’allongé avec lui
- ✅ Reculer progressivement vers la porte
- ✅ Sortir de la chambre après endormissement
Si amélioration : Continuez progressivement Si stagnation : Maintenez le niveau actuel 1-2 semaines supplémentaires Si aggravation : Consultez
Quand consulter ?
- Au-delà de 8 semaines sans amélioration
- Pleurs de panique même en votre présence
- Refus total d’alimentation
- Régression dans d’autres domaines (motricité, langage)
- Épuisement parental dangereux
Le message d’espoir final
L’angoisse de séparation des 8 mois est l’une des épreuves les plus difficiles de la première année. Parce qu’elle touche au cœur de votre relation : l’attachement, la confiance, la sécurité.
Mais voici ce que personne ne vous dit :
Cette épreuve est aussi une opportunité magnifique. Celle de montrer à votre bébé qu’il peut compter sur vous, que vous reviendrez toujours, que la séparation n’est pas un abandon.
Les bébés qui traversent cette étape avec un accompagnement bienveillant développent :
- Une sécurité affective solide
- Une capacité à gérer l’anxiété
- Une confiance dans les relations
Ce qui compte vraiment :
- Votre présence authentique (20 min de qualité > 2h distraites)
- Votre cohérence (même rituel, mêmes mots, chaque jour)
- Votre patience (envers bébé ET envers vous-même)
Dans 6-8 semaines, vous relirez ce guide et vous direz : “On a réussi. Cette tempête est derrière nous.”
Et vous aurez raison. Parce que l’angoisse de séparation passe toujours. Tous les enfants finissent par comprendre que partir = revenir.
Vous êtes exactement le parent dont votre bébé a besoin. Ces pleurs ne reflètent pas votre incompétence, ils reflètent l’intensité de votre lien. Un jour, votre enfant vous remerciera d’avoir été là, même quand c’était si difficile. 💙
Courage. Vous n’êtes pas seules. Et ça va passer.
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